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L'Ambroisie à feuilles d'Armoise

 

IDENTIFICATION :Ambrosie color entier


Origine : Amérique du Nord, introduite en France au XIXème siècle

Nom scientifique : Ambrosia artemisiifolia L.

Famille : Astéracées

Description : Plante herbacée, annuelle, visible de mai à novembre.

 

Taille : De 30 et 120 centimètres.
Fleurs : Inflorescence de petites fleurs verdâtres à jaunes. Fleurs mâles en forme de coupe renversée. Fleurs femelles insérées discrètement à la base des feuilles.
Feuilles : Très découpées, opposées, vertes sur les deux faces, velues à presque glabre, de forme triangulaire et profondément découpées jusqu'à la nervure.
Tiges : Velues, très ramifié à la base, devenant rougeâtre à la floraison.
Racines : Traçantes devenant légèrement pivotantes.
Fruits : Akènes non plumeux mesurant quatre à cinq mm, cylindriques, poilus, munis de cinq à six épines, se terminant par un bec d'environ un mm de long.
Floraison : Août à octobre
Fructification : Octobre à novembre

 

fiche ambroisie feuilles armoise cpie correze

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Dissémination/ Reproduction :

Plante qui ne se multiplie pas de façon végétative mais uniquement par voie sexuée (par les graines). La pollinisation se fait par le vent. Arrivées à maturité, les graines sont dispersées dans un rayon de deux mètres autour de la plante mère. L'eau et les oiseaux participent à la dispersion des graines. Cependant, la dissémination par les activités humaines, telles que le transport de terre contaminée, le déplacement des engins agricoles, transport de graines contaminées, reste le plus grand facteur de dispersion.


Habitat :
Plante rudérale qui apprécie les terrains nus, remués ou travaillés, grèves et friches herbacées des grandes vallées. Espèce pionnière et opportuniste ne supportant pas la concurrence d'une végétation dense.

 

CONFUSIONS POSSIBLES :


L'armoise commune (Artemisia vulgaris).armoise commune

Plante herbacée vivace, que l'on rencontre dans les régions tempérées, parfois cultivée comme ornementale.
Taille : 60 cm à 2 mètres
Feuilles : Moins profondément découpées et blanches à la face inferieure.


L'armoise annuelle (Artemisia annua).armoise annuelle
Plante non pubescente. Elle possède des feuilles à segment large de moins de 2 mm, tandis que chez l'ambroisie, c'est plus de 2 cm.
Taille : Longueur comprise entre 30 et 100cm pouvant atteindre plus de 3 mètres en culture.
Feuilles : Supérieures à 3 cm de long à contour triangulaire.


DESCRIPTION DES RISQUES :


Risques pour l'homme :
Le pollen de la plante peut provoquer des réactions allergiques. Il suffit de cinq grains de pollen par mètre cube d'air pour que les symptômes apparaissent. Cela se traduit par un rhume identique au rhume des foins mais qui survient d'août à octobre. Les personnes sensibles peuvent présenter une rhinite, associée à une conjonctivite ou une trachéite, mais aussi pour certaines un asthme parfois très grave.


Risques pour l'environnement :
L'ambroisie à feuilles d'armoise, se développant dans les champs cultivés, notamment dans les cultures de printemps telles que le maïs, le soja ou le tournesol, envahit les cultures et les alentours accidentellement.

PREVENTION :


Gestion et contrôle :

arrachage ambroisieMoyens pour éviter la propagation de la plante :

- Ne jamais la semer ou la transporter.

- Ne pas transporter de terre à partir des zones contaminées par la plante.

- Nettoyer minutieusement la moissonneuse après contact avec la plante.

 

Moyens pour éviter la dispersion des graines :

  • Ne pas stationner sur une zone infestée (transport des graines possible par adhérence sur les roues).
  • Supprimer la plante par arrachage dès son identification.
  • Tamiser les graines achetées pour les oiseaux afin d'éviter de les semer dans votre jardin.

 

ELIMINATION : 


Arrachage manuel ou mécanique :

  • Lorsque la plante envahit un espace, pratiquer l'arrachage manuel avant la floraison, pour éviter toute dissémination de grains de pollen. Cette technique recommandée sur de petites surfaces et de densité moyenne requiert beaucoup de main d'oeuvre et de temps pour la mettre en place.
  • Sur de plus grandes surfaces envahies, la fauche, le broyage ou la tonte sont principalement appliqués pour limiter la production de pollen et de graines. Ces techniques limiteront l'expansion de la plante mais ne l'élimineront pas car il faut prendre en compte la banque de graines présente dans le sol.

 

Les pesticides sont à proscrire :
- Ils sont nocifs pour la santé et restent moins efficaces que l'arrachage.
- Ils tuent sans distinction les autres plantes du jardin et empoisonnent les animaux auxiliaires oeuvrant à la protection des végétaux.

 

PRECAUTIONS A PRENDRE :

Toute manipulation de l'ambroisie à feuille d'armoise doit se faire avec un équipement de protection adapté : gants de jardinage et masque contre les pollutions et les pollens.
Si les yeux sont atteints : rincer abondamment à l'eau durant, au minimum, 10 minutes.
Dans tous les cas, si les atteintes sont importantes, consulter rapidement un médecin.

 

 

Brûlage à l'air libre :

 

L'article 84 du règlement sanitaire départemental de la Corrèze interdit le brûlage, à l'air libre, des ordures ménagères.

 

Selon la rubrique 20 de l'annexe II de l'article R.541-8 du code de l'environnement, relatif à la classification des déchets, les déchets verts issus des jardins entrent dans la catégorie des déchets ménagers et assimilés.
Les déchets verts issus de plantes envahissantes devront donc être brûlés dans des incinérateurs de jardin, dans la limite des réglementations locales données par les arrêtés municipaux. 

 

 

 

l'Herbe de la Pampa

 

IDENTIFICATION :Ambrosie color entier


Origine : Amérique du Sud, introduite en France au XIXème siècle

Nom scientifique : Cortaderia selloana Ascherson

Famille : Poacées

Description : Plante herbacée formant des touffes. L'espèce est dioïque, c'est à dire que les fleurs mâles et femelles sont portées par des individus distincts.

 

Taille : De 2 à 4 mètres de hauteur et jusqu'à 2 mètres de diamètre.
Fleurs : Petites, blanches regroupées en panicules duveteuses pouvant atteindre 1 mètre de long.
Feuilles : Linéaires glauques, à base jaune arquées et retombantes, à bord coupant, longue d'environ 2 mètres.
Tiges : Creuses cylindriques.
Racines : Traçantes devenant légèrement pivotantes.
Fruits : Akènes secs plumeux 
Floraison : Septembre à décembre
Fructification : Octobre à décembre

 

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Dissémination/ Reproduction :

Multiplication par reproduction sexuée uniquement. Dissémination des graines par le vent. Environ 10 millions de graines par pied, contenues dans les akènes plumeux disséminés par le vent jusqu'à 25 km. Peuvent également être disséminés par les véhicules. Produit des graines dès sa deuxième année (1 m de haut). Les graines peuvent germer en 3 semaines à 22-25°C.


Habitat :
Elle est capable de coloniser la plupart des habitats. S'installe surtout en milieu ensoleillé avec une forte présence d'eau mais elle peut supporter de fortes sécheresses une fois installée (système racinaire profond).

 

 

CONFUSIONS POSSIBLES :


Le roseau commun (Phragmites australis)
armoise commune

Plante rhizomateuse ne formant pas de touffe. Elle constitue une roselière, végétation rencontrée généralement dans les zones humides, sur des sols gorgés d'eau et peu oxygénés.

Taille : peut mesurer jusqu'à 3m de haut

Fleurs : rougeâtres, moins dense

Feuilles : vertes, glauques, épaisses, légèrement poilues, larges et plates, linéaires, arquées, effilées en pointe à marques rugueuses et coupantes.

 

DESCRIPTION DES RISQUES :


Risques pour l'homme :
Les feuilles sont coupantes, le pollen provoque des allergies (les graminées ont un fort potentiel allergisant). Le feuillage, hautement inflammable, augmente le risque d'incendie.


Risques pour l'environnement :
Forme des colonies monospécifiques denses. Elle entre en compétition avec les plantes autochtones pour la lumière, l'eau et les nutriments.

 

PREVENTION :


Gestion et contrôle :


Moyens pour éviter la propagation de la plante :

  • Ne pas implanter cette espèce dans un jardin.
  • Informer autour de soi des problèmes que pose cette plante dans la nature.
  • Ne pas intervenir par arrachage sans un équipement adéquat, les feuilles étant très coupantes.

Gestion des déchets végétaux :

 

  • Ne pas composter les déchets (sauf compostage professionnel avec phase d'hygiénisation).
  • Limiter le transport de déchets et de terre, chaque graine étant capable de former un nouvel individu.
  • Eviter l'élimination des déchets végétaux par brûlage car le feuillage s'enflamme vite (voir conditions et réglementation)
  • Transporter les déchets dans un sac bien fermé.

 

ELIMINATION : 


Arrachage manuel ou mécanique : 

Dans certains secteurs littoraux français, face à l'ampleur de l'invasion, les pouvoir publics ont tardé à mettre en place des mesures de contrôle de la plante. Dans ces situations, l'éradication de l'herbe de la pampa dans les milieux naturels est un objectif difficile à atteindre.

Une fois installée, les moyens à mettre en œuvre pour l'éliminer sont très importants :

  • Arrachage mécanique ou manuel qui consiste à extirper la plante du sol en emportant le maximum de racines. Utilisation d'un tractopelle pour éliminer les souches. C'est un travail long et difficile.
  • Le bâchage des souches encore encrées dans le sol peut être une autre technique .Cela empêche la plante de capter la lumière et retarde voire annule la reprise de la plante.
  • Elle supporte très bien la coupe, mais il faut éliminer les plumeaux dès leur sortie. 

 

Les pesticides sont à proscrire :
- Ils sont nocifs pour la santé et restent moins efficaces que l'arrachage.
- Ils tuent sans distinction les autres plantes du jardin et empoisonnent les animaux auxiliaires oeuvrant à la protection des végétaux.

 

Brûlage à l'air libre :

L'article 84 du règlement sanitaire départemental de la Corrèze interdit le brûlage, à l'air libre, des ordures ménagères.

Selon la rubrique 20 de l'annexe II de l'article R.541-8 du code de l'environnement, relatif à la classification des déchets, les déchets verts issus des jardins entrent dans la catégorie des déchets ménagers et assimilés.
Les déchets verts issus de plantes envahissantes devront donc être brûlés dans des incinérateurs de jardin, dans la limite des réglementations locales données par les arrêtés municipaux. 

 

La Berce du Caucase

 

IDENTIFICATION :Ambrosie color entier


Origine : Caucase, introduite en France au XIXème siècle

Nom scientifique : Heracleum mantegazzianum

Famille : Apiacées

Description : Plante herbacée visible d'avril à novembre, vivace, de la même famille que la carotte sauvage.

 

Taille : Entre 3 et 4 mètres.
Fleurs : Inflorescences en ombelle, composées de fleurs blanches, de 50 cm de diamètre et de 50 à 150 rayons qui partent tous du même point.
Feuilles : Composées, très découpées et légèrement dentelées, de couleur vert tendre, de grande taille, pouvant atteindre 1,5 m de largeur et 3 m de longueur.
Tiges : Vertes, robustes, cannelées et creuse, d'un diamètre de 4 à 10 cm, portant des poils et des taches étendues bien définies de couleur rouge à violet.
Racines : Grande racine pivotante et parfois traçante.
Fruits : Akènes secs, plats et ovales. A maturité ils sont de couleur beige et mesurent au moins 1cm de long. L'akène contient deux graines..
Floraison : Juin à septembre
Fructification : Juillet à octobre (période de maturation des graines)

 

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Dissémination/ Reproduction :

Plante pluriannuelle. Pendant les deux à trois premières années, elle ne produit pas de graines et accumule des réserves. La floraison intervient la troisième ou quatrième année, et conduit à la production de 10 000 graines avec une capacité de germination de 7 ans. Après la floraison, la plante meurt. Ses graines sont disséminées par le vent et l'eau.


Habitat :
Cette plante préfère les habitats frais et humides. « Echappée des jardins », on la retrouve souvent à la sortie des villages et des bourgs dans des zones délaissées : friches, terrains vagues, fossés de bords de route ou de chemin, berges de cours d'eau.

 

CONFUSIONS POSSIBLES :grande berce

 

La Berce commune (Heracleum sphondylium).

Plante autochtone qui ne présente aucun danger, ni pour la santé ni pour l'environnement et que l'on trouve dans les prairies et sur les bords de routes et de chemins.

Taille : jusqu'à 1m50 maximum
Fleur : l'ombelle fait moins de 30 rayons
Feuille : à division lobée non dentée

 

DESCRIPTION DES RISQUES :


Risques pour l'homme :
La plante contient des substances toxiques provoquant des brûlures (jusqu'au 2nd degré) de la peau avec l'exposition au soleil.
Les risques d'exposition sont importants pour les enfants, les jardiniers amateurs et les agents des collectivités lors des fauchages manuels.


Risques pour l'environnement :
Lorsqu'elle forme des peuplements denses, la berce du Caucase, par sa croissance rapide, sa grande taille et son feuillage important, concurrence les espèces autochtones voisines, pour la lumière et les nutriments qui finissent par disparaitre.
La très grande quantité de graines quelle produit lui permet de se multiplier et de se disperser très rapidement. Ces graines sont transportées par les cours d'eau, le vent ou par l'homme et peuvent ainsi envahir les terrains alentour dans un rayon allant jusqu'à 100 m.

 

PREVENTION :


Gestion et contrôle :


Moyens pour éviter la propagation de la plante :

  • Ne jamais la semer ou la transporter.
  • Détruire les inflorescences avant la maturité des graines (juillet- août) en coupant les ombelles à la base de la tige florale pour éviter une reprise.
  • Enfermer les ombelles coupées dans des sacs étanches et les exposer au soleil pendant une semaine minimum afin de rendre la germination des graines inactive avant de les éliminer par compostage et/ou brûlage*(voir conditions et règlementation).

 

Moyens pour éviter la dispersion des graines :

  • Ne pas stationner sur une zone infestée (transport des graines possible par adhérence sur les roues).
  • Enfermer les ombelles coupées dans des sacs poubelles, lors de leur transport vers le lieu d'élimination.

 

ELIMINATION : 


Arrachage manuel ou mécanique :arrachage berce caucase

Les jeunes plants peuvent être arrachés manuellement, coupés ou tondus* (voir précautions à prendre), dès le début du printemps afin de les épuiser. Il est important de retirer le plus de racines possible.
Les plants matures peuvent être détruits, mais cela nécessite un travail plus approfondi :

  • Couper la tige aérienne au niveau du collet (à sa base au sol).
  • Dégager les racines et les sectionner à une profondeur d'environ 20 cm dans le sol, à l'aide d'une pelle ronde ou d'un couteau (sous la zone de cicatrices foliaires).
  • Répéter l'opération, sur les racines, plusieurs fois au cours du printemps et de l'été qui suit la coupe pour éviter une reprise de la croissance des tiges.

Les graines étant capables de germer sept années après leur dissémination, surveiller le site et pratiquer une tonte ou une coupe préventive chaque printemps, pour détruire les plantules émergeantes.

 

Les pesticides sont à proscrire :
- Ils sont nocifs pour la santé et restent moins efficaces que l'arrachage.
- Ils tuent sans distinction les autres plantes du jardin et empoisonnent les animaux auxiliaires oeuvrant à la protection des végétaux.

 

PRECAUTIONS A PRENDRE :

Toute manipulation de la Berce du Caucase doit se faire avec un équipement
de protection adapté : gants en caoutchouc, masque pour la protection du visage et un vêtement couvrant complètement le corps.

Si la sève entre en contact avec la peau : essuyer sans frotter et laver abondamment la zone touchée.
S'il y a une brûlure : éviter toute exposition au soleil et protéger la zone durant plusieurs semaines.
Si les yeux sont atteints : rincer abondamment à l'eau durant, au minimum, 10 minutes.

Dans tous les cas, si les atteintes sont importantes, consulter rapidement un médecin.

 

Brûlage à l'air libre :
Selon la rubrique 20 de l'annexe II de l'article R.541-8 du code de l'environnement, relatif à la classification des déchets, les déchets verts issus des jardins entrent dans la catégorie des déchets ménagers et assimilés.
Les déchets verts issus de plantes envahissantes devront donc être brûlés dans des incinérateurs de jardin, dans la limite des réglementations locales données par les arrêtés municipaux. 

La Jussie à Grandes Fleurs

 

Le commerce, l’utilisation et l’introduction dans le milieu naturel de la Jussie à grandes fleurs

sont interdits par un arrêté du 2 mai 2007

 

IDENTIFICATION :Ambrosie color entier


Origine : Amérique du Nord, introduite en France au XIXème siècle

Nom scientifique : Ludwigia grandiflora Greuter & Burdet

Famille : Onagracées

Description : Plante herbacée aquatique vivace, enracinée sous l'eau de 1 à 4 mètres horizontalement et 10 à 50 cm quand la plante a un port dressé.

 

Taille : De 2 à 3 mètres sous l'eau.
Fleurs : Jaune vif, de 4 à 5 cm de diamètre, à 5 ou 6 pétales recouvrant.
Feuilles : Alternes, arrondies et glabres sur les tiges submergées ou flottantes, allongées et plus ou moins velues sur les tiges émergées.
Tiges : Horizontales à la surface de l'eau ou dressées portants des fleurs rigides mais cassantes, noueuses, poilues vers le haut.
Racines : Traçantes.
Fruits : Capsules rouges-noires, de 1 à 2,5 cm de long et 3 à 4 cm de large.
Floraison : Juin à septembre
Fructification : Juin à septembre

 

fiche jussie grandes fleurs cpie correze

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Dissémination/ Reproduction :

C'est une espèce qui se reproduit principalement par voie végétative à partir de la fragmentation des tiges. Ces dernières sont ensuite disséminées par l'eau pour coloniser de nouveaux milieux. La multiplication végétative est le principal moyen d'extension des jussies dans les milieux aquatiques, néanmoins, la germination des graines est possible. Les fragments de tiges constituent des boutures viables dès lors qu'ils comportent un nœud.


Habitat :
Elle se développe dans les eaux stagnantes ou faiblement courantes. On la retrouve dans les zones humides peu profondes, étangs, chenaux et fossés, bordures de plan d'eau à faibles débits estivaux, bras morts de grands cours d'eau, prairies humides. 

 

CONFUSIONS POSSIBLES :


La jussie rampante (Ludwigia peploides).

Plante exotique envahissante.

armoise commune

Plante vivace, amphibie, ne se développant bien que dans les eaux calmes, très éclairées.

Feuilles : émergées, ovales avec de longs pétioles

Fleurs : diamètre de 3 à 5 cm

Stipules : arrondies et bien développées


La jussie indigène (Ludwigia palustris).armoise annuelle

C'est une herbe aquatique ou semi-aquatique, vivace, qui pousse dans les zones inondées. Plante plus petite que la jussie à grandes feuilles.

Taille : de 10 à 30 cm

Feuilles : opposées

Fleurs : sessiles, insérées à l'aisselle des feuilles.


DESCRIPTION DES RISQUES :


Risques pour l'homme :
Pas de risque.


Risques pour l'environnement :
La prolifération de la plante entraîne une modification du fonctionnement des écosystèmes et de leurs équilibres biologiques. En effet, en l'absence de prédation naturelle, et par leur grande capacité à croître et se multiplier rapidement, la jussie peut prendre la place des autres végétaux.

Cela entraine une accélération du comblement du milieu par accumulation de litière produite par la plante, d'autant plus importante que la jussie freine les flux hydrauliques et joue un rôle de filtre qui provoque une accumulation de matière organique.

 

PREVENTION :


Gestion et contrôle :


Moyens pour éviter la propagation de la plante :

  • Soyez prudent lors de l'entretien de votre aquarium, s'il contient des plantes aquatiques ne jeter ni l'eau ni les plantes dans une rivière ou autre point d'eau.
  • Malgré la beauté de la plante, surtout de ses fleurs, renoncer à sa culture comme plante ornementale.
  • Le compostage sur berge est à proscrire du fait que les végétaux ont développé une forme terrestre très difficile à gérer.

Moyens pour éviter la dispersion de la jussie à grandes fleurs :

  • Ne pas composter les déchets de jussie (sauf compostage professionnel avec phase d'hygiénisation)
  • Limiter le transport de déchets.
  • Privilégier le brûlage (voir conditions et réglementation) pour l'élimination des déchets.

 

ELIMINATION : 


Arrachage manuel ou mécanique :

Depuis moins de cinq ans, les colonisations de prairies humides ont fortement progressé et posent des difficultés spécifiques de gestion.

Deux techniques sont envisageables suivant la taille de la population :

  • Arrachage mécanique des plus gros herbiers en recherchant l'enlèvement complet de la plante et pose de filets filtrants pour limiter le bouturage.
  • Arrachage manuel à privilégier pour les autres herbiers et en finition du travail mécanique, avec précaution pour limiter le bouturage.

  

Les pesticides sont à proscrire :
- Ils sont nocifs pour la santé et restent moins efficaces que l'arrachage. La grande taille de sa racine pivotante, jusqu'à 60 cm, permet une régénération rapide de la plante, même après traitement.

- Ils tuent sans distinction les autres plantes et empoisonnent les animaux présents dans le milieu.

- Leur utilisation est interdite à moins de 5 m (voire 30m) au voisinage des points d'eau (arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l'utilisation des produits visés à l'article L. 253-1 du code rural).

 

Brûlage à l'air libre :

L'article 84 du règlement sanitaire départemental de la Corrèze interdit le brûlage, à l'air libre, des ordures ménagères.

Selon la rubrique 20 de l'annexe II de l'article R.541-8 du code de l'environnement, relatif à la classification des déchets, les déchets verts issus des jardins entrent dans la catégorie des déchets ménagers et assimilés.
Les déchets verts issus de plantes envahissantes devront donc être brûlés dans des incinérateurs de jardin, dans la limite des réglementations locales données par les arrêtés municipaux. 

 

Le Grand Lagarosiphon

 

IDENTIFICATION :

Ambrosie color entier

Origine : Amérique du Sud, introduite en France au XIXème siècle

Nom scientifique : Lagarosiphon major (Ridl.) Moss

Famille : Hydrocharitacées

Description : Afrique du Sud, introduite au Jardin Botanique de Paris avant 1938

 

Taille : jusqu'à 5 m sous l'eau.
Fleurs : très petites, blanches et situées à l'extrémité d'un long pédoncule, à la surface de l'eau.
Feuilles : alternées, simples, allongées (1 à 2 cm de long), à marge dentée et fortement recourbée vers l'arrière, disposées en spirale le long de la tige sauf vers le haut.
Tiges : grêles et longues (jusqu'à 5 m de longueur) très ramifiées.
Racines : peuvent atteindre 1 m dans le sol.

 

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Dissémination/ Reproduction :

En France, cette espèce se reproduit uniquement par voie végétative à partir de la fragmentation et du bouturage des tiges fragiles. Ces dernières sont ensuite disséminées par l'eau pour coloniser de nouveaux milieux.Cette plante produit également des hibernacles (bourgeon d'hiver qui se forme à l'extrémité des tiges). Au cours du développement de la plante, certaines tiges arrêtent de flotter, se déposent au fond puis évoluent en « rhizome ».Absence de reproduction sexuée en France, car seuls des plants femelles semblent être présents.

 

Habitat :
Elle se développe dans des milieux d'eaux stagnantes ou faiblement courantes ne dépassant pas 7 m de profondeur. Cette plante est surtout observée dans les milieux riches en éléments minéraux proposant un substrat vaseux riche en nutriments. On la retrouve dans les étangs, chenaux et fossés, bordures de plan d'eau à faibles débits estivaux, bras morts de grands cours d'eau. 

 

CONFUSIONS POSSIBLES :


L'élodée du Canada (Elodea canadensis)
armoise commune

Plante exotique envahissante.

Plante herbacée aquatique vivace, se développant bien surtout dans les eaux calmes.

Feuilles : émergées, verticillées (opposées) généralement par 3, assez rigides

Fleurs : rosée quasi transparente à 3 pétales (diam. 5 mm) dépassant juste de l'eau


L'élodée à feuilles étroites (Elodea nuttallii)

Plante exotique envahissante.
armoise commune

Plante herbacée aquatique vivace, se développant bien surtout dans les eaux calmes.

Feuilles : émergées, verticillées (opposées) généralement par 3

Fleurs : rosée quasi transparente à 3 pétales (diam. 3 à 5 mm) dépassant juste de l'eau

 

L'égérie dense (Egeria densa)

Plante exotique envahissante.armoise commune

Plante herbacée aquatique vivace, se développant bien surtout dans les eaux calmes.

Feuilles : émergées, verticillées (opposées) généralement par 4 ou 5

Fleurs : blanches à 3 pétales (diam. 18 à 25 mm)


DESCRIPTION DES RISQUES :


Risques pour l'homme :
Aucun.


Risques pour l'environnement :

La prolifération de la plante entraîne une modification du fonctionnement des écosystèmes et de leurs équilibres biologiques. En effet, en l'absence de prédation naturelle et par leur grande capacité à croître et se multiplier rapidement, le grand lagarosiphon forme rapidement des herbiers mono-spécifiques denses qui empêchent le développement des espèces locales. Le milieu se trouve donc fortement appauvri.

Sa prolifération entraine une accélération du comblement du milieu par accumulation de litière produite par la plante.

 

PREVENTION :


Gestion et contrôle :


Moyens pour éviter la propagation de la plante :

  • Soyez prudent lors de l'entretien de votre aquarium, s'il contient des plantes aquatiques ne jeter ni l'eau ni les plantes dans une rivière ou autre point d'eau.
  • Renoncer à sa culture comme plante ornementale.
  • Ne l'achetez pas en jardinerie, préférez lui une autre plante.

 

Moyens pour éviter la dispersion du grand lagarosiphon :

  • Ne jamais vider l'eau d'un aquarium dans la nature,
  • En cas d'action d'arrachage, bien récupérer tous les morceaux même ceux hors milieux aquatiques et bien nettoyer le matériel utilisé,
  • Limiter le transport de déchets.

 

ELIMINATION : 


Herbiers en milieu peu profond :

L'arrachage manuel permet de s'assurer de l'élimination de toutes les parties de la plante (immergées et enterrées). Autres atouts : peu traumatisante pour le milieu, minimise le risque de propagation des boutures.

 

Herbiers en milieu profond :

Un assec suivi d'un curage semble être la meilleure solution. En effet, l'assec soumet la plante à la dessiccation, entrainant théoriquement sa mort et le curage permet de retirer totalement les plantes, y compris la partie située dans les sédiments. Plus un assec et long et qualitatif (viser au maximum l'assèchement de la zone), meilleur sera le résultat.

 

attention

Quel que soit la méthode utilisée : poser des filets (maille 1x1 cm) à l'aval immédiat de la zone d'action afin de ne pas participer à la dissémination de cette plante.

attention

 

Les pesticides sont à proscrire :
- Ils sont nocifs pour la santé et restent moins efficaces que l'arrachage. La grande taille de sa racine pivotante, jusqu'à 1 m, permet une régénération rapide de la plante, même après traitement.

- Ils tuent sans distinction les autres plantes et empoisonnent les animaux présents dans le milieu.

- Leur utilisation est interdite à moins de 5 m (voire 30m) au voisinage des points d'eau (arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l'utilisation des produits visés à l'article L. 253-1 du code rural).

 

Brûlage à l'air libre :

L'article 84 du règlement sanitaire départemental de la Corrèze interdit le brûlage, à l'air libre, des ordures ménagères.

Selon la rubrique 20 de l'annexe II de l'article R.541-8 du code de l'environnement, relatif à la classification des déchets, les déchets verts issus des jardins entrent dans la catégorie des déchets ménagers et assimilés.
Les déchets verts issus de plantes envahissantes devront donc être brûlés dans des incinérateurs de jardin, dans la limite des réglementations locales données par les arrêtés municipaux. 

 

Les Renouées asiatiques

 

IDENTIFICATION :Ambrosie color entier


Origine : Asie, introduite en France au XIXème siècle

Noms scientifiques : Reynoutria japonica Houtt, R. sacchalinensis (F.Schmidt) Nakai et R. x-bohemica Chrtek & Chrtkova

Famille : Polygonacées

Description : Plante herbacée, vivace, visible d'avril à novembre

 

Taille : Entre 1 et 4,5 mètres.
Fleurs : Inflorescences en grappe formées de nombreuses petites fleurs blanches, verdâtres ou rougeâtres situées à l'aisselle des feuilles.
Feuilles : Entières, alternes, de forme ovale à triangulaire, de 8 à 30 cm.
Tiges : Cylindriques, robustes, creuses, tachetées de rouge.
Racines : Rhizome très robuste.
Fruits : Akènes de 2 à 4 mm de long, peu fertiles. La plante passe l'hiver sous forme de rhizomes souterrains traçants gorgés de réserves.
Floraison : Août à septembre
Fructification : Septembre à octobre (période de maturation des graines)

 

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Dissémination/ Reproduction :

Elle se reproduit essentiellement de manière végétative par croissance et rupture du rhizome ou par bouturage de fragment de tige. Cette multiplication est très efficace. Des fragments de plante peuvent être emportés lors de crues et être à l'origine de nouveaux herbiers. Un fragment de quelques grammes sera en mesure de régénérer une plante entière. Le transport de terre contaminée est un vecteur important de dissémination. La production de graine est rare et ne constitue pas un vecteur de dissémination de l'espèce.


Habitat :
On la retrouve dans les milieux humides comme le long de cours d'eau et plus généralement dans les milieux perturbés : bords de routes, friches, talus, fossés.

 

LES 3 RENOUEES PRESENTES EN CORREZE :

 

les 3 renouees

La feuille n°1 appartient à une renouée du Japon (Reynoutria japonica Houtt) : feuille aussi large que longue, base rectiligne.

La feuille n°2 appartient à une renouée de Bohème (R. x-bohemica Chrtek & Chrtkova)

La feuille n°3 appartient à une renouée de Sakhaline (. sacchalinensis (F.Schmidt) Nakai)

 

DESCRIPTION DES RISQUES :


Risques pour l'homme :
Pas de risque.


Risques pour l'environnement

Cette espèce fait partie des 100 espèces exotiques envahissantes les plus nuisibles selon une liste établie par l'IUCN (International Union for Conservation of Nature).

Elle forme des herbiers denses monospécifiques qui entraînent une forte perte de biodiversité. Elle libère des toxines dans le sol qui inhibent la germination et le développement racinaire des plantes autochtones.

Elle contribue à l'érosion des berges puisque leur système racinaire ne permet pas de fixer le milieu et que leur disparition en hiver laisse les berges à nu.

 

PREVENTION :


Gestion et contrôle :


Moyens pour éviter la propagation de la plante :

  • Ne jamais la semer ou la transporter.
  • S'assurer que la terre utilisée n'est pas contaminée par des fragments de rhizome.
  • Ne pas laisser de sol à nu après travaux dans des zones à risque mais les re-végétaliser.

 

Moyens pour éviter de la disperser :

  • Ne pas composter les déchets de Renouée (sauf compostage professionnel avec phase d'hygiénisation)
  • Limiter le transport de déchets de Renouée
  • Privilégier le brûlage (voir conditions et règlementation) pour l'élimination des déchets de renouée

 

ELIMINATION : 


Arrachage manuel ou mécanique : rizhome renouee

L'élimination de grande station de Renouée est très longue et présente des risques de dissémination élevés. Il est donc fortement recommandé de gérer en priorité les herbiers peu étendus et ceux qui présentent de forts risques de contaminer d'autres sites. Le plus efficace est d'associer plusieurs méthodes de manière à affaiblir les renouées et les concurrencer.

  • Fauchage régulier (6 à 8 fois par an soit tous les quinze jours environ en période végétative de mai à juillet)
  • Reboisement des zones envahies par des essences locales d'arbres ou arbustes à croissance rapide et  adaptés au milieu (saule, aulne, frêne, noisetier, fusains d'Europe, sureau hièble).
  • Pose d'un géotextile sur une surface supérieure d'au moins 2 m de chaque côté afin d'éviter toute repousse en périphérie de la zone bâchée.
  • Décapage du sol de la zone infectée : élimination de la terre sur une profondeur minimale de 30cm en vérifiant l'absence de rhizome plus profondément. Méthode utilisable uniquement en zone artificialisée.

 

Les pesticides sont à proscrire :
- Ils sont nocifs pour la santé et restent moins efficaces que l'arrachage.
- Ils tuent sans distinction les autres plantes du jardin et empoisonnent les animaux auxiliaires oeuvrant à la protection des végétaux.

 

Brûlage à l'air libre :

L'article 84 du règlement sanitaire départemental de la Corrèze interdit le brûlage, à l'air libre, des ordures ménagères.

Selon la rubrique 20 de l'annexe II de l'article R.541-8 du code de l'environnement, relatif à la classification des déchets, les déchets verts issus des jardins entrent dans la catégorie des déchets ménagers et assimilés.
Les déchets verts issus de plantes envahissantes devront donc être brûlés dans des incinérateurs de jardin, dans la limite des réglementations locales données par les arrêtés municipaux. 

 

CPIE de la Corrèze

Maison de l'Arbre et de l'Eau, rue de l'église

19160 NEUVIC

Tél : 05.55.95.93.79          Fax : 05.55.95.96.50

Email : contact @ cpiecorreze.com


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